Kamisama School, tome 1

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Ayant déjà apprécié le précédent travail de Natsuu Hyuuga avec Les Carnets de l'Apothicaire, récit contant les vices et complots de la cour impériale chinoise, cette histoire autour du folklore japonaise avec une touche de modernité m'a fait beaucoup de l'œil. Une fois encore, on me l'a beaucoup conseillé et encore une fois, on me connaît très bien. (rire) Aux côtés de Modomu Akagawara pour les dessins, le duo ne perd pas de temps et dés le premier chapitre nous présente les protagonistes de l'oeuvre, ceux qui nous pouvons voir sur la couverture joliment exécutée.

D'un côté, nous avons Nagi, jeune fille qui fait tout son possible pour redonner vie à son temple, alors que la dernière divinité à y être affiliée, sa grand-mère, n'est plus. Pensant n'avoir aucun pouvoir contrairement à son frère jumeau, elle parvient cependant à sauver la vie d'un jeune garçon possédé par un yokai (ou esprit maléfique), par le biais d'une poupée en bois, dans la forêt de sa ville. Elle se voit alors propulser à l'Académie privé Kannagara, aussi connue comme l'école des kami.
De l'autre, nous avons Tsukiyomi, un jeune kami très talentueux qui, à l'heure actuelle, n'a pas élu domicile à un temple ou sanctuaire précis. Ayant senti également la présence maléfique, qui s'est rapidement dissoue, il découvre Nagi à moitié consciente ainsi que l'exploit qu'elle a réussit en brisant le sort. Il semble très vite porter un certain intérêt à la jeune fille, bien qu'il garde pour le moment ses distances.

Nul doute de dire que j'ai beaucoup apprécié ma lecture de ce premier tome. Ce début est à la fois entrainant et bien efficace. Les chapitres se succèdent tout en fluidité et sont bien menés dans l'ensemble. Nagi est un personnage que je trouve très attachant, elle est débrouillarde et tente de trouver sa place dans cette académie où les autres élèves ont des pouvoirs plus développés que les siennes. Néanmoins, elle ne se décourage pas et compense son manque de magie par ses capacités physiques. Elle finit par tisser des liens avec certains d'entre eux qui la voient autrement que comme le « boulet » de sa classe. Le mystère de ses pouvoirs reste en revanche entier…
Il y a aussi le personnage de Tsukiyomi qui m'intrigue beaucoup aussi. Déjà parce qu'il porte le nom d'une divinité très connue du floklore japonais, car il s'agit d'un des frères de la célèbre déesse du soleil, Amaterasu, bien que dans la fratrie, il semble assez méconnu. Physiquement, c'est assez troublant comment il ressemble énormément à ce que je m'imagine du kami, et pas que à cause de ses (beaux) cheveux longs - promis, il n'y a pas que ça, même cela joue beaucoup. (rire)

Les évènements restent prévisibles mais cela fonctionne et cela reste attrayant. La découverte de l'académie et de ses spécificités est amusante. On garde la rigueur des établissements scolaires japonaises tout en y ajoutant une touche humouristique et décalée, puisque la magie est le cœur de leur apprentissage. Certains de ces pouvoirs sont démontrés dans ce tomme comme la téléportation, avec Monaka, la télépathie avec la petite Mumuru, la télékinésie avec Sagami ou la pyrokinésie avec Mme Kobayashi. D'autres sont encore à découvrir comme celui de Tota qui m'a l'air aussi embrassant qu'intriguant. Je voudrais également à noter que l'uniforme des filles, inspirée des tenues des miko, est originale et s'accorde parfaitement au thème de cette œuvre.

Il faut aussi noter l'aspect mystique du manga qui reste bien présent. On voit bien que la famille de Nagi cache de nombreuses secrets et que cette dernière a des pouvoirs qui ne se sont pas encore manifestées. Tout Ce n'est qu'une question de temps avant d'en connaître tous les révélations.

Mélangeant avec douceur l'aspect fantastique, l'humour et les moments de tranche de vie, Kamisama School a été pour moi une belle découverte ainsi qu'une lecture très agréable. Je me suis laissée emporter par cette histoire dont l'un de ses thèmes me plaisent particulièrement et dont j'ai envie d'en découvrir davantage, grâce à cette petite touche de modernité qui est dans l'air du temps.

       >>> Ce manga a été emprunté au réseau de médiathèques Sud Vendée Littoral.


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Couverture : ★ ★ ★ ★
Histoire : ★ ★ ★ ★
Dessins : ★ ★ ★ ★
Dialogues : ★ ★ ★ ★
Personnages : ★ ★ ★ ★
Impression : ★ ★ ★ ★ ★
Traduction : ★ ★ ★ ★ ★
Ressenti : ★ ★ ★ ★

Note finale :
17 / 20

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Fiche d'information :

Kamisama School T. 1, de Natsu Hyuuga et Mdomu Akagawara
Ki-Oon, collection Shojo (2023) - 192 pages - Support papier - Autobiographie

Dans le Japon contemporain, la fonction de kami, ou divinité, est attribuée à des humains dotés de pouvoirs surnaturels et détenteurs d'un diplôme d'État, qui sont ensuite employés dans des sanctuaires à travers tout le pays. La grand-mère de Nagi était déesse mais, depuis sa mort accidentelle, personne ne s'est présenté pour la remplacer au temple de la ville. Il y aurait pourtant bien un candidat idéal : Takeru, le frère jumeau de Nagi… Malheureusement, il reste cloîtré dans sa chambre depuis la tragédie, ne communiquant avec sa sœur qu'à travers ses dons de télépathie et de télékinésie. Dépourvue quant à elle de ce genre de pouvoirs, la jeune fille a malgré tout développé une technique pour couper court à ces intrusions mentales quand elles se font trop insistantes… car Takeru a beau être un reclus, il n'en reste pas moins bavard !

Un matin, Nagi découvre son quartier en émoi. Un petit garçon, pressenti lui aussi pour devenir kami, a disparu ! Elle se lance à sa recherche et le trouve évanoui dans la forêt voisine. Seulement, lorsqu'elle tente de le ramener, elle est stoppée par une force terrifiante ! Qui peut bien utiliser ses pouvoirs pour enlever un enfant ? Tentant le tout pour le tout, elle utilise sa parade psychique anti-Takeru pour repousser l'attaque… et ça fonctionne ! Sans le savoir, Nagi vient de prouver qu'elle est spéciale, et se retrouve enrôlée malgré elle dans l'école de formation des dieux ! Mais comment se faire une place parmi l'élite de la nation quand on ne connaît même pas la nature de son propre don ?

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